26.02.2008

Chansons des Sixties et Nouvelle présentation ! ^^

Kikou à tous ! Donc en attendant la fin de l'hiver 2 chansons des sixties que j'adore et une nouvelle présentation ! Après tout quelques fleurs dans les cheveux ça ferait pas de mal en attendant le printemps ^^ Et si on essayait tous d'être cool ^^ Si on le faisait tous on pourrait changer le monde ? Vous croyez pas ? Oui je suis de bonne humeur. ^^


Scott McKenzie - San Francisco

Si tu vas à San Francisco
Sois sûr d'avoir quelques fleurs dans tes cheveux
Si tu vas à San Francisco
Tu y rencontreras des gens sympas

Pour ceux qui viennent à San Francisco
L'été y sera une saison d'amour
Dans les rues de San Francisco
Il y a des gens sympas avec des fleurs dans les cheveux

À travers tout le pays
Une si étrange vibration
(celle) d'un peuple en marche
Il y a une génération entière
Avec une nouvelle interprétation du monde
Un peuple en marche
Un peuple en marche

Pour ceux qui viennent à San Francisco
Soyez certains d'avoir quelques fleurs dans tes cheveux
Si vous venez à San Francisco
L'été y sera une saison d'amour

Si tu viens à San Francisco
L'été y sera une saison d'amour




 

The Mamas & The Papas - California Dreamin'

 

 

 

24.02.2008

La nouvelle politique : Un scandale par jour !

Eh oui, après être passé à un scandale par mois, notre grand président, Sarko Minus 1er a décidé d'accélérer le rythme des réformes scandales et de passer à un scandale par jour ! Après la glorieuse réception du terroriste repentant Kadhafi, après le voyage payer par Bolloré et consorts, après le ridicule imbroglio politique de Neuilly ..., après l'affaire sur la laïcité, après les sectes, .... après ... après la fumeuse loi de rétention de sureté retour aux lettres de cachet., notre bon roi, président décide de faire appel de la décision du conseil constitutionnel ! Du jamais vu. Eh bien oui, car la loi doit être rétroactive, sinon la loi ne vaut rien. Quel juriste que notre homme ! Quel protecteur de nos institutions ! Et je passe le député UMP du 93 qui touchait le chomage tout en restant député et qui présidait la commission des fraudes. Eh oui on nous prend pour des cons ... Et tous ces gens sont payés par nos impôts. Le brave homme encore aurait il fallu qu'il rende l'argent avant que le Canard ne sorte l'affaire ! Et quoi ? Me direz vous. Aujourd'hui point de scandale c'est dimanche ! Eh bien détrompez vous citoyens ... Hier, le roi, président est allé au salon de l'agriculture et a insulté un visiteur, qui refusait de lui serrer la main en ces termes : "Casse-toi alors, pauvre con". C'est beau un président qui parle. C'est beau d'entendre parler le représentant de la France. C'est beau de montrer à nos enfants que cet homme nous dirige et qu'il porte en lui l'avenir de la nation. C'est beau la politique de civilisation. Vive le Roi, la Monarchie Républicaine ! On aura vraiment pris la Bastille pour rien.

 

Dormez bien citoyens. Dans 4 ans il sera temps de voter de nouveau pour ce grand homme. 

 

 

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22.02.2008

Les grandes heures de la politique française : Chapitre II la rétention de sureté

Lu sur le net et sur le Canard enchainé : 

 

Le 21 février 2008 (Nouvelle Solidarité), Paris - Le Parlement français a adopté le 6 février la nouvelle loi sur « la rétention de sûreté » qui consiste à prolonger l’enfermement de certains prisonniers à la fin de leur peine. Et ceci malgré les protestations de bon nombre de juristes de premier plan dont l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter.

Les défenseurs de cette loi ont argumenté que des lois assez semblables figurent dans la législation d’autres pays démocratiques, et le député UMP Georges Fenech s’est référé au « dispositif allemand », introduit dans ce sens sous la république de Weimar en 1933.

Scandalisé, l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné du 20 février révèle, preuves à l’appui, que cette loi sur la Sicherungsverwahnung adoptée le 24 novembre 1933 « porte une signature illustre : celle du chancelier du Reich, Adolf Hitler, » et qu’elle avait comme objet de lutter contre « les récidivistes dangereux » en vue d’assurer « la sécurisation de la société ».

Bien qu’Elisabeth Guigou, lors du débat parlementaire, ait souligné la filiation du texte avec « cette philosophie positiviste qui a conduit aux pires débordements de l’Allemagne nazie », la loi fut adoptée et la majorité fut outrée d’un tel rapprochement. Pour sa part, Rachida Dati se déclarait « profondément choquée ».

Comme le note Le Canard  : « la question est désormais de savoir ce qui choque le plus : la loi française, la loi de l’oncle Adolf ou le mélange des deux ? »

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Pour ma part, je pose 2 questions : Quel est l'intérêt de ce dispositif ? Pourquoi ne pas allonger les peines et passer de 15 à 30 ans les crimes les plus affreux ? Et pourquoi ne pas envoyer en hopital les fous ? Quel est l'intérêt de ce texte sinon faire entrer le loup dans la bergerie, et permettre dans un avenir lointain ? des détentions arbitraires, par un régime d'exception ... C'est beau la démocratie. Citoyens, apprenez à crier "Vive Sarko, Vive le Roi !" Alors Mr Sarkozy à quand le retour des travaux forcés ?? Vous en avez rêvé ? Pour vous Sarkozy l'a fait.

 

Lettre de cachet, sources MSN Encarta : lettre de cachet, sous l'Ancien Régime, ordre royal d'emprisonnement ou d'exil sans jugement, dont le nom fait référence au sceau que le roi apposait sur ce document.

La pratique des lettres de cachet, qui fut dénoncée par les adversaires de la monarchie comme le symbole de l'arbitraire royal, constituait une manifestation de la justice personnelle du souverain. C'est ainsi qu'il pouvait, par exemple, prononcer lui-même la condamnation ou emprisonner une personne sur lettre de cachet sans jugement préalable et sans même qu'une infraction eût été commise, après enquête et délibération en Conseil du roi. Le roi décidait d'user de cette procédure à l'encontre de personnes qui étaient signalées par leur famille ou qui avaient fait preuve d'un comportement scandaleux. L'effet des lettres de cachet était d'enfermer les hommes dans les châteaux royaux et les femmes dans les couvents. Ne pouvant concerner que des membres de la noblesse, elles permettaient en fait de faire échapper ceux-ci aux rigueurs du droit commun.

14.02.2008

Arcade Fire : chanson que j'aime !

Rébellion (mensonges) par Arcade Fire : reprise sur le clip du Modem de la campagne présidentielle. Donc beaucoup de souvenirs pour moi, et surtout d'un meeting plein de grandeur et d'espoir à Bercy où j'étais présent ... Vivement 2012 !!

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Dormir c'est abandonner
Peu importe l'heure qu'il est
Dormir c'est se rendre
Alors soulève ces lourdes paupières

 
Les gens disent que tu mourras
Plus vite que sans eau
Mais nous savons que ce n'est qu'un mensonge
Effraie ton fils, effraie ta fille
 
Les gens disent que tes rêves
Sont les seules choses qui te sauveront
Viens chéri dans nos rêves
Nous pourrons vivre notre mauvaise conduite
 
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !
A chaque fois que tu fermes les yeux (X4)

 
Les gens essaient de se cacher la nuit
Sous des couvertures
Les gens essaient de cacher la lumière
Sous des couvertures

 
Viens et cache tes amours sous des couvertures
Viens et cache tes amours
Sous des couvertures
 
Cache-toi de tes frères
Sous des couvertures
Viens et cache tes amours
Sous des couvertures
 
Les gens disent que tu mourras
Plus vite que sans eau
Mais nous savons que ce n'est qu'un mensonge
Effraie ton fils, effraie ta fille
Effraie ton fils, effraie ta fille
Effraie ton fils, effraie ta fille
 
Maintenant voici le soleil, c'est bon !
(Mensonges, mensonges ! )
Maintenant voici la lune, c'est bon !
(Mensonges, mensonges ! )
Maintenant voici le soleil, c'est bon !
(Mensonges, mensonges ! )
Maintenant voici la lune, c'est bon !
(Mensonges, mensonges ! )
 
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !
A chaque fois que tu fermes les yeux
Mensonges, mensonges !

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A chaque fois que tu fermes les yeux
 
A chaque fois que tu fermes les yeux
 
(Mensonges, mensonges ! )

 

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19.01.2008

Sarkozy j'en peux plus !


Rien ne nous aura donc été épargné ! Après le bouclier fiscal, pour les plus riches de nos concitoyens, la rupture pas trop tranquille, la visite de Khadafi, les ventes d'armes ... la mise en place du drôle de contrat inique ... après le fumeux contrat nouvel débauche de son meilleur ennemi, Dominique de Villepin. Voilà qu'on nous explique que la France doit installer une base militaire en face de l'Iran ! Pour y faire quoi  ? Et que Sarkozy prévoit également d'augmenter le nombre de soldats français en Afghanistan ... Mais il y a quelques jours nous apprenions encore plus fort ! Eh oui notre grand président, omniprésent, omnipotent, a décidé de supprimer la pub des chaines "publiques". Chaines publiques, dont le nom me fait aujourd'hui sourire et me fait d'autant plus penser à filles publiques. Sarkozy a décidé de se payer des chaines de télévision. Car sans subvensions extérieures, quelles indépendances peut on espérer de ce type de chaine ? Les médias au service de Sarkozy ne le sont surement pas assez pour qu'ainsi il soit décidé de mettre à mal le financement de la télévision. Mieux on nous explique que le financement sera assuré par de nouvelles taxes !! Sur internet entre autre ! Lorsqu'on connait déjà les liens entre les grands industriels, le patron de TF1, et Sarkozy il y a de quoi trembler ! Mais je m'inquiête surement pour rien. Après tout cette décision était surement pour plaire à quelques amis influents et pour permettre à l'action de TF1 de prendre 10% en quelques heures. Après tout l'argent des amis de Sarkozy commande tout. Il n'en va pas de même du portefeuille des Français qui s'affaiblit de jour en jour pour permettre à quelques actionnaires de gagner plus en travaillant moins.

Et que dit le peuple à la veille des municipales ? Notre bon peuple de France, s'apprête à revoter comme un seul homme pour notre omniprésident et ses représentants. La France n'est plus un grand pays. La France a perdu sa grandeur, car elle a abandonné son idéal à des hommes comme Sarkozy.

Pour finir on apprend que certains criminels pourront rester en prison après l'accomplissement de leur peine. Il ne reste plus qu'à mettre en place la lettre de cachet et la guillotine et la démocratie française éblouira de nouveau le monde de sa grandeur ! Pauvre pays ! Pauvre France qui m'attriste de jour en jour. J'avais 15 ans en 1989 alors que la France célébrait le bicentenaire de la révolution française. Qui aurait pu dire que quelques années plus tard, la France renierait son idéal d'indépendance, de démocratie ! ?

 

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25.12.2007

Sarkozy Lord Of War

Hier soir j'ai vu ce film (Lord Of War) et je vous le conseille particulièrement. Il raconte la vie d'un homme d'affaires président français  marchand d'armes sans scrupules, qui le temps passant devient de plus en plus abjècte et immoral. Un grand moment de cinéma. Et malheureusement toujours d'actualité.

 

Extrait :

 

 


LORD OF WAR
envoyé par TLMCE

24.12.2007

Les grandes heures de la diplomatie Française !

On a de la chance qu'Hitler soit mort ... 

 

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 Petit rappel à Mr Sarkozy.

 

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Non Sarko ce n'est pas la FRANCE !! Garde tes voeux pour Khadafi ...

 

Le Modem : un projet de civilisation !

Un bien bel article que je souhaiterais relayer et qui reprend bien il me semble les problèmes du moment.

 

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Le projet du Mouvement Démocrate va bien au-delà d’un programme politique, économique et social ; bien au-delà des catalogues de mesure habituellement présentés par les partis politiques. C’est plus qu’un projet de société : c’est un projet de civilisation.

Une "civilisation" lie des sociétés d’hommes qui se construisent sur des valeurs et une culture commune et dans un objectif commun, une même vision du progrès, dans la projection qu’elles se font de l’avenir en commun. Alors que le mot "société" désigne d’une manière générale un groupe de personnes ayant une forme de vie commune.

Paul Valéry nous a avertis : « Nous autres, civilisations, nous savons désormais que nous sommes mortelles ». La civilisation actuelle connaît les premiers signes de sa mortalité, notamment au travers du défi écologique. Mais bien au-delà de cette mortalité physique, elle souffre également de signes de mortalité morale et spirituelle, de perte d’humanité.

Le Projet Démocrate est un projet de civilisation car il repose sur des valeurs, résumées dans une "charte des valeurs", sur une culture humaniste, sur une idée du progrès de l’homme et de l’humanité, enfin sur une éthique, un comportement politique et moral, résumée dans une "charte éthique". Il vise un idéal humaniste, un monde de justice croissante, basé sur la confiance dans le respect de la démocratie et de la république.

Certains détracteurs qualifient le projet démocrate d’utopie, car ils sont convaincus que l’homme est intrinsèquement mauvais, et ne peut être motivé par des valeurs humaines. Selon eux, seuls l’appât du gain, la recherche du pouvoir personnel et du plaisir (physique) peuvent motiver projets et actions. Ils sont cyniques et politiquement suivent les principes de Machiavel décrits dans « Le Prince » :
- 1 La seule motivation doit être le pouvoir
- 2 Il faut s’affranchir de toute morale pour exercer le pouvoir
- 3 L’homme, le peuple comme le Prince, est naturellement mauvais ; il regarde son propre intérêt avant celui d’autrui.

"Utopie" ? Et pourquoi pas ? Une "utopie", c’est un régime politique idéal, qui gouvernerait les hommes parfaitement, une société parfaite (sans injustice par exemple, comme la Callipolis de Socrate) ou encore une communauté d’individus vivant heureux et en harmonie (l’Abbaye de Thélème, dans Gargantua, de Rabelais, en 1534). Le terme a été dévoyé pour désigner une réalité difficilement admissible, un projet irrationnel. Comme si envisager une société idéale, comme un objectif, était ncompatible avec le réel.

Il se trouve que cette utopie démocrate nous permet de viser un cap, un projet de civilisation, plutôt que de naviguer à vue sur des mesures à court terme et sans enracinement dans des valeurs. Il se trouve que cette utopie démocrate s’inscrit dans notre monde, qu’elle fait face aux réalités de la mondialisation et de l’économie capitaliste. Et dans ce contexte globalisé, européen et mondial, elle nous permet de reconnaître des priorités nouvelles pour nos actions personnelles, celles des entreprises et de l’État. L’amélioration concrète de nos conditions de vie passe par une représentation objective du monde que nous souhaitons.

Le modèle de civilisation démocrate s’oppose donc à un autre modèle de civilisation, celui du néo-capitalisme. Le modèle néo-capitaliste est basé sur des valeurs matérialistes, la recherche du profit, la valeur de l’argent, sur le règne de l’image, du paraître, au détriment des valeurs humaines et spirituelles. Dans ce modèle règne la loi du plus fort. La mondialisation multiplie son pouvoir en cassant celui des Républiques nationales. Ainsi peut-il générer des inégalités croissantes dans chacune des sociétés de la planète. Il ne sait pas venir à bout de la pauvreté dans le monde, ni prévenir le désastre écologique planétaire : il sert les intérêts matériels et particuliers à court terme au détriment de l’intérêt général à long terme. Il ne paraît pas non plus rendre les gens plus heureux, sinon par une éphémère satisfaction que permet l’argent, le pouvoir d’achat. Ainsi, la domination du monde par ce modèle conduit cette civilisation à sa propre destruction.

Bien sûr, les partisans de ce modèle, les partis politiques qui lui ouvrent la voie, ne clament pas qu’ils recherchent les inégalités croissantes et la loi du plus fort - mais elles sont implicites dans les valeurs matérialistes qu’ils vantent. Ils aiment se proclamer tenants de la Démocratie et de la République, bien qu’ils n’en respectent pas des principes fondamentaux. Leur stratégie politique est basée sur la séduction, le pouvoir des médias, la soumission aux sondages, une forme de populisme, la conservation du pouvoir par les puissants tout en entretenant la passivité des masses, en les divertissant par les jeux, les programmes télévisés, en les faisant rêver par l’entretien d’événements people, le star system, l’espérance de gains où chacun a sa chance (loterie et loto), … et l’illusion que le salut est dans l’action effrénée, quel que soit son aboutissement, du moment que « ça bouge ». C’est la société du « zapping » perpétuel.

Un autre modèle de civilisation a tenté de s’imposer au XXème siècle. Son échec a été matérialisé par la chute du mur de Berlin en 1989, et la Perestroïka en URSS. Ce modèle, le socialo-communisme, passait par l’appropriation des terres et biens de production par l’État, la centralisation extrême du pouvoir et la redistribution des revenus. Il a appauvri la population, déresponsabilisé les citoyens, concentré le pouvoir pour une oligarchie dictatoriale.

Il n’y a plus aujourd’hui que deux modèles de civilisation qui s’affrontent sur notre planète. Leur concurrence alimentera le combat politique des prochaines décennies, pas seulement en France mais également chez nos voisins européens comme aux Etats-Unis et même dans le reste du monde, remplaçant le traditionnel clivage "gauche-droite".
- D’un côté le modèle néo-capitaliste basé sur des valeurs matérialistes, la loi du plus fort, qui génère des inégalités croissantes,
- De l’autre le modèle démocrate et humaniste, fondé sur les valeurs humaines et spirituelles, visant une justice croissante et un développement humain.

 

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Bonnes fêtes à tous ! 

20.12.2007

L'hiver

L'hiver

Aujourd'hui il fait froid,
Et le gèle attrape mon coeur,
D'une indicible langueur.

Aujourd'hui il fait froid,
Et les oiseaux malheureux, me parlent du printemps,
Et d'une époque où ils étaient les rois.

Aujourd'hui il fait froid,
Car tu n'es plus là,
Et éternellement je resterais,
Ménon pleurant Diotima.

Aujourd'hui il fait froid,
Et les heures, les jours et les siècles s'en vont,
En un instant comme poussière au vent,
Car la vie ne valait que près de toi,
Au temps d'avant.

Aujourd'hui il fait froid,
Et rien ne réchauffe mon coeur sinon ces verres d'alcool,
et le souvenir de la chaleur de ton corps.

Mais de nouveau,
Perséphone retrouvera Démeter,

Et la vie et l'amour reviendront sur la terre.

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24.11.2007

Modification de la note sur le 11 novembre 1918

Hautefort m'ayant interdit la diffusion d'une partie d'un reportage de France 3 sur les "fusillés pour l'exemple", j'ai modifié ma note et mis à la place la fameuse "chanson Craonne". Quoi de mieux pour rendre hommage à tous les combattants.

17.11.2007

Les Oubliées de Juarez

Je souhaitais vous présenter un film que je soutiens Haut et Fort et que j'ai vu aujourd'hui. Ce film est réellement magnifique. Il s'agit des oubliées de Juarez avec Jennifer Lopez et Antonio Banderas. Ce film parle autant de la misère issue de la mondialisation, des pays comme le Mexique exploité par les grosses industries étrangères, que de la déchéance qu'amène le capitalisme sauvage. Ce film est un message à lui seul sur la déchéance du monde. Et il est une leçon de vérité sur notre futur. Tout citoyen responsable devrait l'avoir vu. L'horreur et la beauté de notre condition humaine sont présentes dans ce film. Oui un film qui aurait mérité un prix ! Si ce film ne nous choque pas, nous ne sommes pas des Hommes. C'est aujourd'hui que ces femmes souffrent. Et j'ai le sentiment que chacun d'entre nous en est responsable. Lorsque l'Humanité est en danger, c'est l'Humanité toute entière qui devrait se lever pour que cesse la barbarie.

 

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La vérité ici : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=250 

16.11.2007

Toujours dans ma période années 60 ^^

C'est vrai que finalement ça réchauffe bien, une bonne chanson des années 60 en attendant que passe l'hiver et les grèves. Après tout il faut faire comme on dit, "contre mauvaise fortune, bon coeur".  Voilà ma chanson préférée du moment ! Et en plus je ne suis même pas l'idole des jeunes ^^ lol

A noter que je préfère la version de Ricky Nelson. Bon allez les 2 versions parceque vous avez été sages !  ;=)

 

 

Teenage Idol Lyrics
by Ricky Nelson

Some people call me a teenage idol
Some people say they envy me
I guess they got no way of knowing
How lonesome I can be

I need somebody to be my baby
Someone to tell my troubles to
I've got no time to ever find her
Cause I'm just passing through

I travel around from town to lonely town
I guess I'll always be just a rolling stone
If I find fortune and fame and lots of people know my name
That won't mean a thing if I'm all alone

I get no rest when I'm feeling weary
I got to pack my bags and go
I got to be somewhere tomorrow
To smile and do my show

I travel around from town to lonely town
I guess I'll always be just a rolling stone
If I find fortune and fame and lots of people know my name
That won't mean a thing if I'm all alone

Some people call me a teenage idol
Some people say they envy me
I guess they got no way of knowing
How lonesome I can be
How lonesome I can be

 

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L'idole des jeunes

Les gens m'appellent l'idole des jeunes
Il en est même qui m'envient
Mais ils ne savent pas dans la vie
Que parfois je m'ennuie

Je cherche celle qui serait mienne
Mais comment faire pour la trouver
Le temps s'en va, le temps m'entraîne
Je ne fais que passer.

Dans la nuit je file tout seul de ville en ville
Je ne suis qu'une pierre qui roule toujours
J'ai bien la fortune et plus et mon nom partout dans la rue
Pourtant je cherche tout simplement l'Amour

Plus d'une fille souvent me guettent
Quand s'éteignent les projecteurs
Soudain sur moi elles se jettent
Mais pas une dans mon cœur.

Dans la nuit je file tout seul de ville en ville
Je ne suis qu' une pierre qui roule toujours
Il me faut rire et danser et le spectacle terminé
S'en aller ailleurs au lever du jour

Les gens m'appellent l'idole des jeunes
Il en est même qui m'envient
Mais s'ils pouvaient savoir dans la vie
Combien tout seul je suis
Combien tout seul je suis.

11.11.2007

En mémoire du 11 novembre 1918

Parcequ'il est de notre devoir, à nous jeunes générations de porter le souvenir de la plus atroce des guerres. Parcequ'il est de notre devoir à nous tous, de se souvenir de ceux qui sont morts et ce sont sacrifiés pour nous, et pour que jamais une telle horreur ne se reproduise voici une note commémorative. Pour que vive l'idéal de paix, et à travers lui l'idéal d'Europe. Car il n'y a pas de paix sans l'Europe. Mais toute mémoire, doit être juste et complète. Ainsi la vérité ne peut se satisfaire d'une pénombre ou d'une demi éteinte. La vérité, c'est l'éclatant soleil d'été ! Alors je souhaiterais que nous souvenions aussi de tous ceux qui ont été fusillés souvent injustement pendant cette guerre et qui n'était pas plus lâches ou traitres que les autres.

 

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Situé au bord de la D138, à la sortie du village, sur la droite en direction de Berry, un monument a été édifié à la mémoire de six soldats fusillés "pour l'exemple". On peut lire : "Dans ce champ sont tombés glorieusement le caporal Floch, les soldats Blanchard, Durantet, Gay, Pettelet et Quinault du 298ème R.I., fusillés le 4 décembre 1914, réhabilités solennellement par la Cour de Cassation le 29 janvier 1921. - Hommage des anciens combattants du 298ème R.I. à la mémoire de leurs camarades morts innocents victimes de l'exemple".
Après une attaque qui avait échoué, ces six hommes, de la 19ème compagnie du 298ème R.I., furent tirés au sort parmi vingt-quatre soldats de deux escouades et exécutés pour l'exemple le 4 décembre 1914, à la suite des directives données au conseil de guerre par le général de Villaret pour aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance. Ils n'avaient pourtant fait qu'obéir aux ordres de leur chef, le sous-lieutenant Paulaud.
Voici ce qu'écrivit le soldat Quinault à sa femme la veille de son exécution : "Je t'écris mes dernières nouvelles. C'est fini pour moi. J'ai pas le courage. Il nous est arrivé une histoire dans la compagnie. Nous sommes passés 24 au conseil de guerre. Nous sommes 6 condamnés à mort. Moi, je suis dans les 6 et je ne suis pas plus coupable que les camarades, mais notre vie est sacrifiée pour les autres. Dernier adieu, chère petite femme. C'est fini pour moi. Dernière lettre de moi, décédé pour un motif dont je ne sais pas bien la raison. Les officiers ont tous les torts et c'est nous qui sommes condamnés à payer pour eux. Jamais j'aurais cru finir mes jours à Vingré et surtout d'être fusillés pour si peu de chose et n'être pas coupable. Ça ne s'est jamais vu, une affaire comme cela. Je suis enterré à Vingré ... ".

 

A lire :

Les Fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective (1914-1999)"
de Nicolas Offenstadt, publié dans la collection Poches des éditions Odile Jacob.

Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918, préface de Rémy Cazals, première édition : Maspero, 1978; rééditions Éditions La Découverte, 1997 et 2003.  (livre terrible sur les horreurs de ce conflit)

 

A voirLes sentiers de la Gloire, de Stanley Kubrick, disponible en DVD

Une chanson écrite en 14-18 et bien symbolique de cette époque : "la chanson de Craonne"

 

04.11.2007

Chansons d'amour des années 60

Ah ! que la vie est plus belle avec ces merveilleuses chansons d'amour des années 60 ... aaaahhh ! (de contentement)^^. Parcequ'il suffit de peu pour être heureux finalement ! Lorsque j'écoute cette chanson, je suis hors du temps et au Paradis ^^ On en fait plus des chansons aussi belles aujourd'hui. Avant je pensais que les années 60 se résumaient aux Beatles, Rollings Stones et autres Beach Boys. Mais en fait c'était très restrictif comme point de vue. Aujourd'hui je redécouvre grace au net des chansons oubliées, qui n'auraient jamais dues l'être.

 

Don't break the heart that loves you  de Connie Francis
   


Don't break the heart that loves you;
Handle it with care
Don't break the heart that needs you;
Darling, please be fair
Why do you flirt, and constantly hurt me?
Why do you treat our love so carelessly?
You know I'm jealous of you,
And yet you seem to try
To go out of your way
To be unkind
Sweetheart, I'm begging of you,
Don't break this heart that loves you
Don't break this heart of mine
(Spoken) Darling, please don't hurt me;
Please, don't make me cry
I don't know what I'd do if
you'd ever say goodbye
Remember -- I love you so much,
And love is life's greatest joy
Please don't break my heart like a
child breaks a little toy
Sweetheart, I'm begging of you,
Don't break this heart that loves you
Don't break this heart of mine

 

22.10.2007

Un peu de publicité gratuite ^^

Je vous présente ci-dessous le livre de poèmes de mon frère. Il a beaucoup de talents, et un autre style que moi comme vous pouvez le constater dans l'extrait ci-dessous. Comme quoi la muse va où elle veut ! ^^ A noter que l'illustration en couverture est de mon père :=) Si si ! ^^

 

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"Ce soir, j'irai à la lune gitane Voir chanter et danser le peuple des Gitans Leurs chants me feront bonne escorte Aux lueurs ombragées devant les portes. Le vent adoucira leurs douces plaintes mélodiques, Les guitares s'accorderont de notes étincelantes aux étoiles Telles des flèches d'amour enflammées au coeur solitaire des villes. Profonde en l'eau miroitante et limpide des fontaines de Séville. Tard en la nuit, commencera la sérénade sur les places publiques..." (Extrait).

 

Auteur : Galéa, Franck
Editeur : Editions L'harmattan
Parution : 19/11/2005

 

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13.10.2007

1943 - La rose blanche : 6 Allemands contre le nazisme

En mémoire de la rose blanche, je souhaitais rendre hommage ici à 6 jeunes gens morts pour l'honneur de leur pays et pour la liberté et la justice. Ce n'était que des gens ordinaires, mais en eux il tenait l'espoir qui était mort dans ce pays depuis bien longtemps. Leur sacrifice n'a pas été vain. Il est du devoir de chacun de se souvenir d'eux.

 

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Le groupe de résistance La Rose Blanche fut fondé au printemps 1942, à l'université de Munich, par Hans Scholl et Alexander Schmorell. 

    Les jeunes étudiants refusaient d'accepter le totalitarisme dans lequel avait sombré l'Allemagne, et voulaient sauvegarder leur indépendance d'esprit face au "nihilisme intellectuel" que représentait le nazisme. Ils parlèrent de la situation politique avec Kurt Huber, professeur à l'université de Munich, réputé pour ses cours de philosophie qui impressionnaient et influençaient beaucoup les étudiants. Kurt Huber les encouragea à résister et devint le mentor de la Rose Blanche.

    Révoltés par  la dictature hitlérienne et les souffrances causées par la guerre, les étudiants se décidèrent à agir pendant l'été 1942. Hans Scholl et Alexander Schmorell rédigèrent les quatre premiers tracts ; ils les envoyèrent par la poste de la fin du mois de juin à la mi-juillet à des destinataires soigneusement choisis à Munich, principalement des intellectuels. Les étudiants se référèrent dans leurs tracts à d'éminents penseurs et écrivains comme Schiller, Goethe, Novalis, mais aussi Lao Tseu, Aristote, et citèrent également la Bible. Les destinataires de ces tracts, pour la plupart écrivains, professeurs d'université, directeurs d'établissements scolaires, libraires et médecins de Munich et de ses environs, étaient censés reproduire les tracts et les envoyer au plus grand nombre possible de gens.

Ci-dessous Sophie Scholl en train de lire 

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    En juillet 1942, Hans Scholl, Alexander Schmorell et Willi Graf furent incorporés dans la Wehrmacht en tant qu'étudiants en médecine,  pour servir comme infirmiers au front de l'Est ; ils furent envoyés en URSS pour trois mois. De retour en Allemagne, ils prirent contact avec d'autres groupes de résistance. Hans Scholl et Alexander Schmorell se mirent ainsi en relation avec Falk Harnack, le frère de Arvid Harnack, l'un des dirigeants de l'organisation Harnack-Schulze-Boysen. Pendant l'hiver 1942-1943,  lorsque la bataille de Stalingrad atteignit son paroxysme, les étudiants rédigèrent avec leur professeur Kurt Huber le cinquième tract de la Rose Blanche. Des milliers d'exemplaires furent imprimés et distribués non seulement à Munich, mais aussi à Augsbourg, Francfort, Stuttgart, Salzburg, Linz et Vienne.

Les étudiants écrivirent sur les murs des slogans pacifistes et antifascistes, collectèrent du pain pour des détenus de camps de concentrations et s'occupèrent de leurs familles. Les actions de la  Rose Blanche furent prises en exemple à partir de janvier 1943 par des intellectuels du sud de l'Allemagne et de Berlin. Leurs tracts furent également recopiés et distribués à Hambourg par un groupe de jeunes gens en contact avec la  Rose Blanche, qui s'était constitué autour de Hans Konrad Leipelt, étudiant en chimie. En février 1943, après la défaite de Stalingrad, Kurt Huber rédigea le sixième tract. Il fut imprimé à plus de 2 000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste. Le 18 février 1943, Hans Scholl et sa sœur Sophie lancèrent des centaines de tracts dans la cour intérieure de l'université de Munich ; le concierge les arrêta et les livra à la Gestapo. Ils furent condamnés à mort, car leurs appels au ressaisissement éthique des consciences allemandes fut considéré par les nazis comme un crime politique majeur. Le réseau de Hambourg fut lui aussi démantelé par la Gestapo à l'automne 1943. Hans et Sophie Scholl, ainsi que Christoph Probst, un autre membre du groupe, furent guillotinés le jour même de leur condamnation, le 22 février 1943 ; d'autres résistants, Alexander Schmorell, Willi Graf et le Professeur Kurt Huber furent exécutés quelques mois plus tard. Dix autres membres de la Rose Blanche furent assassinés les années suivantes, dont huit à Hambourg. 80 personnes furent arrêtées dans le sud de l'Allemagne, et 50 personnes dans la région de Hambourg ; elles furent condamnées à des peines de prison allant jusqu'à cinq ans, pour avoir été en contact avec la  Rose Blanche.



Extrait de tract diffusé par le mouvement de "la Rose blanche" (Weisse Rose) de Hans et Sophie Scholl, en Allemagne, en janvier 1943.


"Rien n'est plus indigne pour un peuple civilisé, que de se laisser, sans résistance, régir par l'obscur bon plaisir d'une clique de despotes. Est-ce que chaque Allemand honnête n'a pas honte aujourd'hui de son gouvernement ?

Qui d'entre nous pressant quelle somme d'ignominie pèsera sur nous et nos enfants quand le bandeau, qui maintenant nous aveugle, sera tombé et qu'on découvrira l'atrocité extrême de ces crimes ?

Nos yeux ont été ouverts par les horreurs des dernières années, il est grand temps d'en finir avec cette bande de fantoches. Jusqu'à la déclaration de guerre, beaucoup d'entre nous étaient encore abusés. Les nazis cachaient leur vrai visage. Maintenant, ils se sont démasqués et le seul, le plus beau, le plus sain devoir de chaque Allemand doit être l'extermination de ces brutes. "


Extraits d'un tract de la Rose Blanche distribué le 18 février 1943


"Etudiants! Etudiantes!

La défaite de Stalingrad a jeté notre peuple dans la stupeur. La vie de trois cent mille Allemands, voilà ce qu'a coûté la stratégie géniale de ce soldat de deuxième classe promu général des armées. Führer, nous te remercions!

Le peuple allemand s'inquiète : Allons-nous sacrifier les dernières forces vives du pays aux plus bas instincts d'hégémonie d'une clique d'hommes de parti ? Jamais plus! Le jour est venu de demander des comptes à la plus exécrable tyrannie que ce peuple ait jamais endurée. Au nom de la jeunesse allemande, nous exigeons de l'Etat d'Adolf Hitler le retour à la liberté personnelle ; nous voulons reprendre possession de ce qui est à nous ; notre pays, prétexte pour nous tromper si honteusement, nous appartient.(...)

Il n'est pour nous qu'un impératif : lutter contre la dictature! Quittons les rangs de ce parti nazi, où l'on veut empêcher toute expression de notre pensée politique. Désertons les amphithéâtres où paradent les chefs et les sous-chefs S.S., les flagorneurs et les arrivistes. Nous réclamons une science non truquée, et la liberté authentique de l'esprit. Aucune menace ne peut nous faire peur, et certes pas la fermeture de nos Ecoles Supérieures. Le combat de chacun d'entre nous a pour enjeu notre liberté, et notre honneur de citoyen conscient de sa responsabilité sociale.(...)

Etudiants, Etudiantes! Le peuple allemand a les yeux fixés sur nous! Il attend de nous comme en 1813, le renversement de Napoléon, en 1943, celui de la terreur nazie. (...)

Nous nous dressons contre l'asservissement de l'Europe par le National-Socialisme, dans une affirmation nouvelle de liberté et d'honneur."


Pour aller plus loin :

Un superbe film sur les derniers jours de Sophie Scholl : "Sophie Scholl les derniers jours"

 

Extrait :


Et un livre très émouvant d'Inge Scholl la petite soeur de Sophie : "La rose blanche : six Allemands contre le nazisme", Paris, éd. de Minuit, 1995 (rééd. de 1955)

 

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Ci-dessous je me permets de citer dans sa quasi totalité un très beau texte de Germain Souchet que j'approuve dans sa totalité et qui donne une très bonne critique du film "Sophie Scholl, les derniers jours".

 

Il y a, je crois, deux types de films marquants : ceux qui, par la simple force de leur esthétique, parviennent à défendre une thèse ou à exposer une pensée et les autres, qui, pour atteindre au même résultat, sont plus didactiques, en un sens, moins artistiques. Dans la première catégorie, je classerais volontiers Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg, film qui nous parle, justement sans nous en parler, mais simplement en filmant les combats, de la nécessité de conserver le sens de l’humain au cœur d’une guerre impitoyable, ainsi que de la dette des jeunes générations envers les soldats qui se sont sacrifiés pour leur liberté.

Il serait tentant de classer dans la seconde catégorie Sophie Scholl, les derniers jours, comme beaucoup de critiques l’ont fait. Il est vrai que la mise en scène est d’une grande sobriété, presque «clinique», selon un mot que j’ai lu à plusieurs reprises. Il est également vrai que le propos – la défense des valeurs humanistes et chrétiennes face au régime nazi – apparaît clairement dans les dialogues. Est-ce à dire que le film en tant que film n’apporte rien au spectateur ? Je crois que ce serait passer à côté de «l’esthétique de la dialectique» développée par ce film. L’expression est peut-être un peu facile, mais je crois qu’elle reflète justement ce qui fait la force de ce long-métrage allemand. L’univers dépeint est glacial et profondément déshumanisé : comment le représenter, si ce n’est en posant une caméra dans la froideur d’un bureau éclairé par une lampe à la lumière crue ? Est-il nécessaire de faire tourner la caméra autour des acteurs, d’ajouter des effets plus ou moins spectaculaires, comme le cinéma moderne en use et en abuse ? Ce serait, je crois, un contre-sens artistique. De fait, le choix effectué par le réalisateur permet de mettre l’accent sur le jeu des acteurs : tous sont excellents, capables d’incarner l’insignifiance désincarnée des rouages de la machine totalitaire, qu’ils soient actifs au sein de celle-ci – les agents de la Gestapo, les juges, les gardiens de prison –, collaborateurs actifs – le concierge de l’université –, ou collaborateurs passifs par lâcheté – les avocats commis d’office. Hans et Sophie Scholl, à l’inverse, tranchent par leur humanité, par leur présence véritablement incarnée et semblent briller au milieu de ce film comme le feraient des personnages en couleur au milieu d’un tableau en noir et blanc. Ce n’est donc pas un hasard si le réalisateur s’attarde sur le pâle soleil d’hiver accompagnant à plusieurs reprises le chemin de croix de Sophie Scholl : ce soleil, à la fois symbole de sa foi et de la présence de Dieu dans ce monde, nous montre aussi que, loin de craindre la Lumière qui révèle toutes choses et à laquelle aucun des replis de l’âme ne saurait échapper, elle l’attend et l’espère.
On peut naturellement regretter une bande son assez insignifiante, voire par moments inappropriée car trop rythmée, trop martelée, sans véritable rapport avec l’image. On peut penser qu’un réalisateur hors du commun aurait su trouver des plans, des façons de filmer qui, sans se détacher de cette «esthétique de la dialectique» que j’évoquais plus haut, aurait réussi à en gommer les aspects les plus académiques. Néanmoins, Sophie Scholl, les derniers jours reste un beau film, tant par la splendeur du message délivré que par la façon dont il est présenté au spectateur. Dans le texte qui accompagne cette présentation sommaire, on verra, je pense, comment certaines scènes, sans qu’elles soient explicitées ensuite par un quelconque dialogue, transmettent des messages d’une puissance aussi grande que les tirades de Sophie Scholl dans le bureau de l’inspecteur de la Gestapo ou devant le Tribunal du Peuple.

La sortie internationale de La Chute avait suscité une polémique à propos de la question suivante : était-il légitime de représenter Hitler sous les traits d’un homme ? Le malaise de certains critiques révélait la difficulté de notre société post-moderne à penser le Mal et à comprendre comment un homme, supposément naturellement bon, pouvait entraîner à sa suite un peuple, pourtant héritier de Goethe et de Beethoven, dans l’expérience totalitaire la plus effrayante du vingtième siècle. D’aucuns sentaient confusément que la réponse se trouvait dans le rejet de Dieu par les sociétés européennes, et plus précisément dans le rejet du christianisme, remplacé par le scientisme, le positivisme, le darwinisme, etc. Que le nazisme ait quelque chose à voir avec le fait d’avoir érigé en dogmes, en explications ontologiques et existentielles des sciences ou des systèmes de pensée athées, voilà qui était intolérable aux apôtres de la bien-pensance. De fait, il était plus facile de considérer Hitler comme un fou, voire un monstre, ce qui permettait de faire l’économie d’une réflexion philosophique et théologique sur les racines du Mal national-socialiste… qui n’aurait pas manqué de révéler quelques points de convergence avec certaines pratiques de nos sociétés, comme l’analyse Patrice de Plunkett dans le premier chapitre de son excellent ouvrage, Benoît XVI ou le plan de Dieu. La même incompréhension médiatique s’est d’ailleurs retrouvée dans les commentaires des homélies ou des discours du Pape allemand, qui a plusieurs fois évoqué ce régime «néo-païen», Mal absolu parce que négation absolue du Christ et de l’humanisme chrétien, qui l’avait conduit à l’époque à entrer au séminaire, afin d’opposer la Parole vivante aux discours de Mort d’Hitler, Goebbels, Himmler et tant d’autres.
La sortie récente en France de Sophie Scholl, les derniers jours est en revanche passée totalement inaperçue. La Chute nous montrait, par une plongée infernale dans le bunker d’Hitler au cours des derniers jours de la guerre, que le régime nazi ne pouvait qu’écraser le monde entier sous le poids de son idéologie folle ou s’autodétruire, lui et tous ses dignitaires – d’où cette débauche de suicides – une fois la défaite certaine. Le film consacré aux dernières heures de la vie de Sophie Scholl constitue en quelque sorte le pendant lumineux de La Chute. Si le fonctionnement totalitaire du nazisme y est très largement abordé, que ce soit dans l’interrogatoire mené par l’agent de la Gestapo ou dans le jugement sommaire du Tribunal du peuple dont le verdict – la condamnation à mort – était déjà rédigé avant l’audience, c’est pour lui opposer la puissance discrète mais incontrôlable de la Parole. La grande force du film est en effet de ne pas avoir passé sous silence la foi chrétienne, protestante, pour être précis, de Sophie Scholl, source évidente et primordiale de sa résistance pacifique et intellectuelle au IIIe Reich. Dans ses moments de désespoir, alors qu’elle comprend qu’elle n’échappera plus à la mort, la jeune étudiante de 21 ans, membre fondatrice du réseau La Rose Blanche trouve en effet refuge dans la prière; en appelant à l’aide Dieu, dont elle dit ne pas savoir précisément qui Il est, mais en Qui elle place toute sa confiance, elle trouve la force de faire face à son destin avec courage et dignité. Dès lors, bien que dramatique, le film reste dominé par l’espérance chrétienne dont aucune force terrestre, fût-elle déployée par la mécanique glaciale et impitoyable de l’idéologie nationale-socialiste, ne peut triompher.
Certes, je ne suis pas naïf au point de penser que la résistance pacifique aurait suffit à renverser Hitler et sa clique. Le recours à la force, la guerre totale, même, contre l’Allemagne nazie était inévitable, d’autant plus que le Führer refusa jusqu’au bout de capituler. Il n’y avait donc pas d’alternative à l’écrasement militaire du Reich. Mais triompher du nazisme n’était pas tout : encore fallait-il, aux lendemains de la guerre, reconstruire une Allemagne démocratique, capable de se réconcilier avec les valeurs humanistes qu’elle avait abandonnées une quinzaine d’années plus tôt. Pour cela, il était indispensable que le peuple allemand soit arraché à la fascination qu’il avait éprouvé pour une idéologie lui promettant bonheur et prospérité pour les mille ans à venir, sorte d’eschatologie temporelle et terrestre qui, pour tenir ses promesses, se devait de détruire le monde pour le remodeler selon la sinistre vision d’Adolf Hitler. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut comprendre l’utilité de la résistance intellectuelle, morale et même spirituelle de la Rose Blanche. J’ai lu l’article d’un célèbre critique de cinéma américain qui semble considérer que l’action de Hans et Sophie Scholl était idéaliste et téméraire… en un mot, inutile. C’est décidément ne pas comprendre que ces six tracts, d’abord distribués à Munich, puis envoyés dans toute l’Allemagne, avant que la Royal Air Force ne lâche – après le démantèlement du réseau de résistance par la Gestapo – un million d’exemplaires du dernier document au-dessus de la Bavière, ont joué un rôle fondamen