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22.02.2008

Les grandes heures de la politique française : Chapitre II la rétention de sureté

Lu sur le net et sur le Canard enchainé : 

 

Le 21 février 2008 (Nouvelle Solidarité), Paris - Le Parlement français a adopté le 6 février la nouvelle loi sur « la rétention de sûreté » qui consiste à prolonger l’enfermement de certains prisonniers à la fin de leur peine. Et ceci malgré les protestations de bon nombre de juristes de premier plan dont l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter.

Les défenseurs de cette loi ont argumenté que des lois assez semblables figurent dans la législation d’autres pays démocratiques, et le député UMP Georges Fenech s’est référé au « dispositif allemand », introduit dans ce sens sous la république de Weimar en 1933.

Scandalisé, l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné du 20 février révèle, preuves à l’appui, que cette loi sur la Sicherungsverwahnung adoptée le 24 novembre 1933 « porte une signature illustre : celle du chancelier du Reich, Adolf Hitler, » et qu’elle avait comme objet de lutter contre « les récidivistes dangereux » en vue d’assurer « la sécurisation de la société ».

Bien qu’Elisabeth Guigou, lors du débat parlementaire, ait souligné la filiation du texte avec « cette philosophie positiviste qui a conduit aux pires débordements de l’Allemagne nazie », la loi fut adoptée et la majorité fut outrée d’un tel rapprochement. Pour sa part, Rachida Dati se déclarait « profondément choquée ».

Comme le note Le Canard  : « la question est désormais de savoir ce qui choque le plus : la loi française, la loi de l’oncle Adolf ou le mélange des deux ? »

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Pour ma part, je pose 2 questions : Quel est l'intérêt de ce dispositif ? Pourquoi ne pas allonger les peines et passer de 15 à 30 ans les crimes les plus affreux ? Et pourquoi ne pas envoyer en hopital les fous ? Quel est l'intérêt de ce texte sinon faire entrer le loup dans la bergerie, et permettre dans un avenir lointain ? des détentions arbitraires, par un régime d'exception ... C'est beau la démocratie. Citoyens, apprenez à crier "Vive Sarko, Vive le Roi !" Alors Mr Sarkozy à quand le retour des travaux forcés ?? Vous en avez rêvé ? Pour vous Sarkozy l'a fait.

 

Lettre de cachet, sources MSN Encarta : lettre de cachet, sous l'Ancien Régime, ordre royal d'emprisonnement ou d'exil sans jugement, dont le nom fait référence au sceau que le roi apposait sur ce document.

La pratique des lettres de cachet, qui fut dénoncée par les adversaires de la monarchie comme le symbole de l'arbitraire royal, constituait une manifestation de la justice personnelle du souverain. C'est ainsi qu'il pouvait, par exemple, prononcer lui-même la condamnation ou emprisonner une personne sur lettre de cachet sans jugement préalable et sans même qu'une infraction eût été commise, après enquête et délibération en Conseil du roi. Le roi décidait d'user de cette procédure à l'encontre de personnes qui étaient signalées par leur famille ou qui avaient fait preuve d'un comportement scandaleux. L'effet des lettres de cachet était d'enfermer les hommes dans les châteaux royaux et les femmes dans les couvents. Ne pouvant concerner que des membres de la noblesse, elles permettaient en fait de faire échapper ceux-ci aux rigueurs du droit commun.

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