09.07.2009

Privatisation des services publics !

Article lu sur ce blog http://reflexions-douces-ameres.over-blog.com/categorie-1... et qui fait réfléchir sur l'état d'écroulement politique et moral de notre Nation et dont je partage totalement l'analyse :

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Privatisation des services publics :

Elle est en marche accélérée ! Nous en sommes tous témoins. Dans mon village, La poste a réduit ses horaires d’ouverture de moitié en attendant sa fermeture définitive.

Malgré de nombreuses manifestations hostiles à sa suppression, la maternité de l’hôpital de Clamecy, petite ville de 4.000 habitants, a fermé en attendant la clôture de l’établissement lui-même qui ne saurait tarder. Un exemple parmi beaucoup d’autres dans toute la France.

Les femmes enceintes habitant des villes et villages éloignés des grandes métropoles ont intérêt à se retenir si elles ne veulent pas accoucher dans l’ambulance ou le taxi qui les emmènent en urgence, à parfois plus de cent kilomètres de leur domicile, vers l’hôpital encore ouvert.

Un seul mot d’ordre : la rentabilité. Puisque les cliniques dégagent des profits, il faut les imiter. L’hôpital public doit faire des bénéfices pour attirer les investisseurs privés.

La poste doit résister à la concurrence des entrepreneurs de courrier privés en réduisant ses effectifs et en fermant la plupart de ses bureaux.

Dernier service public à ne pas être remis en question : l’école. Rassurez-vous, ça ne durera pas. Plusieurs dizaines de milliers de postes ont été ou vont être supprimés.

Déjà, l’école confessionnelle bénéficie de toutes les attentions de notre gouvernement. L’éducation gratuite, obligatoire et accessible à tous ne survivra pas à l’emprise des dévots faiseurs de fric. Ne croyez surtout pas que le principe de la gratuité est inaliénable et que les acquisitions sociales de nos grands-parents et de nos parents ne seront jamais remises en cause, elles le sont déjà.

La Société rêvée par nos gouvernants est très simple : toutes ses activités doivent être prises en charge par les entreprises privées qui, bien entendu, devront en tirer un bénéfice. Vous vous demandez, peut-être, comment, touchées par la crise, elle feront pour sortir les fonds nécessaires à l’acquisition de La poste, des hôpitaux, des écoles, des universités, de la SNCF, du pôle emploi…ne vous inquiétez pas, l’État leur consentira des conditions qu’elles ne pourront pas refuser, comme il l’a fait récemment pour les autoroutes pratiquement offertes au privé.

Même si ce scénario vous paraît particulièrement noir, c’est celui auquel nous devons nous attendre.

Notre seule consolation : il atteindra rapidement ses limites. Devant les excès déjà engagés de ses ’’réformes’’ il ne faut plus s’attendre à une évolution mais à un écroulement à partir duquel il sera possible de reprendre la réalisation des rêves lointains des débuts de l’humanisme avec l’aide des progrès considérables de la productivité. Des progrès dont nous n’avons pas conscience puisque c’est la seule classe possédante qui en bénéficie. Pour l’instant.

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