26.10.2006
En réponse à un article de Laurence
Les roses du mois d’octobre
A la mi octobre, fleurissent des roses encore,
Elles ont de l’été la beauté, et du printemps le corps.
Mais de cette année, ce sont vraiment les dernières,
Avant l’arrivée certaine, du prochain hiver,
Qui laissera tomber un manteau de neige,
Sur cette mère nature, redevenue vierge.
Puis, après, le déroulement de cette cérémonie,
Elle se réveillera, et oubliera qu’elle était endormie
Alors, elle enlèvera ces longues bandes de momie,
Ainsi, de nouvelles et fraîches roses renaîtront,
Elles donneront pour tous ceux qui passionnément les aime,
Des pleurs magnifiques, de joie ou de peine,
Qui pour le cœur sensible se transformeront,
En une nouvelle moisson de poèmes.
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Quant à la dévoreuse de mâle ... peut être n'ai je pas envie d'écrire ce que je pense ici. ;=)
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08.10.2006
Le jardin du Luxembourg
Voici un jardin qui a profondément marqué ma vie. J'y ai souvent rencontré des jeunes filles. Mais surtout, c'est dans cet endroit que j'aimais me promener avec Delphine. Je me rappelle que je lui tenais la main et lui avoir demandé si je ne marchais pas trop vite. Elle me répondit en souriant que "non".
La construction du Palais du Luxembourg, confiée en 1615 à l'architecte Salomon de Brosse, sera pratiquement achevée en 1961. Installée dès l'année 1625, Marie de Médicis devra quitter son palais l'année de son achèvement sur l'ordre de son fils Louis XIII, à l'issue de l'épisode qualifié de la Journée des dupes.
Le palais hébergera Gaston d'Orléans à partir de 1642, puis sa veuve et ses filles, la duchesse de Montpensier et la duchesse de Guise. Cette dernière en fera don à Louis XIV en 1694. Le palais reviendra au régent Philippe d'Orléans en 1715, qui le transmettra à ses filles, la duchesse de Berry et Louise-Elisabeth d'Orléans, ancienne reine d'Espagne. Louis XVI offrira cette résidence à son frère, le comte de Provence et futur Louis XVIII. Celui-ci en sera chassé lors de la Révolution.
Le palais deviendra une prison avant d'être affecté, en 1795, au Directoire puis, fin 1799, au Sénat conservateur. Il subira alors d'importantes transformations afin de l'adapter à sa nouvelle fonction parlementaire. Les aménagements intérieurs seront profondément remaniés en 1799 et 1805 par l'architecte Chalgrin. L'escalier principal d'accès au premier étage sera déplacé de la partie centrale du bâtiment vers la partie ouest, afin de libérer l'espace nécessaire à la construction de la Salle des Séances.
Le palais sera attribué à la Chambre des Pairs en 1814. L'architecte Alphonse de Gisors procédera à l'avancement de la façade sud de trente mètres sur le jardin, afin d'accueillir les nombreux nouveaux parlementaires désignés sous la Monarchie de Juillet. Ces transformations libéreront l'espace nécessaire à la construction de la bibliothèque et de la salle des Séances actuelles. Napoléon III ordonnera la suppression des cloisons séparant encore les trois salles du bâtiment principal, réalisant ainsi la Grande galerie (alors Salle du Trône et dénommée aujourd'hui salle des Conférences). Affecté au Sénat sous le Second-Empire, le palais hébergera l'éphémère Commission des travailleurs de la Seconde République, en 1848.
Le palais abritera la préfecture de la Seine à la chute du Second-Empire. Il sera de nouveau affecté au Sénat en 1879, lors du transfert du siège de Pouvoirs publics de Versailles à Paris. Les lieux seront investis par l'Etat-major de la Luftwaffe-Ouest durant la Seconde guerre mondiale. Ils deviendront le siège de l'Assemblée consultative provisoire en 1944. La Haute Cour de Justice y tiendra ses séances, en 1945, et la Conférence de la Paix ses réunions, en 1946. Le palais sera ensuite affecté au Conseil de la République sous la IVème République, puis au Sénat sous le Vème.




Ce matin j’ai rêvé de toi.
Tu étais toujours fière et droite,
Avec dans les yeux ce bonheur,
Qui me faisait oublier le jour et l’heure.
Ce matin j’ai rêvé de toi,
Et de ces images d’autrefois,
Où je te tenais doucement par la taille
Sans penser aux prochaines batailles.
Ce matin j’ai rêvé de toi.
Nous marchions comme dans un bois.
Le soleil et la nature semblaient,
Vouloir nous bénir et nous assembler.
Ce matin j’ai rêvé de toi.
Sans un mot, en nous, nous avions foi.
Dans nos cœurs s’efforçaient de battre,
L’hymne de joie que le mal allait abattre.
Mais je n’ai pas eu de songe,
Qui ressemble à un merveilleux mensonge.
Tu étais réellement avec moi !
Qu’est ce que le rêve,
Sinon une image brève,
Du Paradis ou de l’Enfer,
Dont on ne peut se déferre ?
Si Dieu existe, qu’il envoie après ma mort,
Sans le moindre remords,
Mon âme et mon corps guérir,
Dans ce songe où rien ne peut périr.

Quel spectacle que Vénus caressée,
Par le roi soleil,
Dans un jardin de merveille !
Il n’y a rien au monde de pareil.
Je ferme les yeux, mon esprit l’enlève vers d’autres lieux …
Soudain, je me réveille,
Elle est partie sans me dire adieu,
Avec un autre que moi !
Mais mieux vaut ce jolie rêve,
Même à la vie trop brève,
Que l’abîme de la réalité.
16:30 Publié dans Parcs et jardins | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.10.2006
Poésie et Jardin Chapitre II Courances
Chapitre II Courances
Ce qui est frappant, c'est la permanence et la longévité – depuis plus de cinq siècles ! – des grands traits mis en place dès la deuxième moitié du XVIe siècle. Et pourtant, chaque génération, chaque propriétaire attentif au caractère du lieu – manque de relief, abondance des eaux, présence forestière – a imprimé sa marque, reflétant ainsi l'évolution des goûts en matière d'art des jardins sans jamais en bouleverser l'harmonieuse ordonnance.
En parlant d'harmominieuse ordonnance ci-dessous, cette ode à Cassandre qui est depuis 1550 la plus célèbre invitation à jouir de l’instant. Cassandre, fille d’un banquier italien, a transcendé le poète au point que celui-ci l’a idéalisé et élevé au rang des muses. Le système des odes purement métrique consiste en un retour en trois strophes, les deux premières étant de même structure.Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las ! las ! ses beautés laissées choir!
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu’une telle fleur ne dure,
Que du matin jusqu’au soir !Donc, si vous me croyez mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleure la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
Ronsard Odes Livre I
Mon coeur
Il existe un pays où seuls les pleurs,
Caressent les pétales des fleurs,
Où la jolie rose,
Prend dès le matin la pose,
Où le chêne te dit bonjour de la main,
En te disant doucement à demain,
Où le merle siffle une ritournelle,
D’une nature fraternelle.
Il existe un pays où les enfants,
Vivent vraiment heureux,
Ne rêvant que de leurs jeux,
Où les hommes connaissent pour toujours,
L’harmonie de l’amour et des beaux jours.
Ce pays que tu connais par cœur,
Où il n’y a plus de violences ni de peurs,
C’est mon cœur.
SGA
15:05 Publié dans Parcs et jardins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Poésie et Jardin Chapitre I Le Petit Trianon
J'ai toujours eu depuis ma plus tendre enfance, un amour des jardins et des fleurs, ayant eu le bonheur de vivre dans une maison loin des cités. Ma mère avait l'habitude de faire pousser des roses. Je vous présente donc quelques endroits que j'aime et quelques poèmes d'auteurs que j'admire ou écrit de ma main. Courances et le petit Trianon sont des endroits magnifiques. Je trouve qu'il y a une poésie toute particulière dans ces lieux qui sont un peu hors du temps. J'ai toujours l'impression que les anciens propriétaires sont partis mais vont revenir d'un instant à l'autre et que rien n'a changé depuis leur départ. Malgré tous les changements que la révolution de 1789 a pu apporter, il n'en reste pas moins que nous devons à l'ancien régime toutes ces beautés, qui appartenaient à quelques uns il y a plus de deux siècles, mais qui nous appartiennent à nous tous aujourd'hui. Il serait donc triste que nous ne sachions pas les préserver et que tout ce qui est beau et grand disparaissent dans la médiocrité et la vanité de notre siècle.
1/ Le petit Trianon
Le Petit Trianon sera édifié par l'architecte Gabriel pour Madame de Pompadour, favorite de Louis XV. Cette dernière décédera quatre années avant son achèvement, en 1769.
Ce bâtiment carré d'un étage surmonté d'un attique couronné par une balustrade construit sur un soubassement et ouvrant sur une cour bordée par une chapelle, lancera le néo-classicisme. Ce retour à l'Antiquité, inspiré par les découvertes archéologiques de Pompéi et d'Herculanum, tournera le dos au baroque rocaille très en vogue dans les années 1760. Le décor des quatre façades est orné de pilastres et de colonnes corinthiennes.
Le palais sera occupé par la favorite suivante, Madame du Barry du Barry. Louis XVI l'offrira à la reine Marie-Antoinette, qui le dotera d'un jardin anglais dessiné par Hubert Robert. Elle confiera à l'architecte Mique, entre 1783 et 1786, la construction d'une exploitation agricole à proximité, appelée le Hameau de la reine, dans le goût du retour à la nature et des bergeries du temps.

Cette mélodie que j'adore est juste au dessus. Elle représente bien une époque ou le luxe, la grandeur, le raffinement et la beauté dirigeaient le monde.
Plaisir d'amour
Chagrin d'amour dure toute la vie.
J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie,
Elle me quitte et prend un autre amant.
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.
Tant que cette eau coulera doucement
Vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t'aimerai, me répétait Sylvie ;
L'eau coule encor, elle a changé pourtant !
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.
14:45 Publié dans Parcs et jardins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




































